L’arbitrage vidéo va diminuer le plaisir orgasmique du but

Notre blog Panthéon Foot est opposé à l’arbitrage vidéo, vous le savez chers lecteurs.

De manière plus générale, nous nous opposons à tout changement, dans quelque domaine que ce soit.

On sait ce qu’on perd, on ne sait jamais ce que l’on gagne. Ceux qui disent seulement «C’était mieux avant» ont tort, en réalité, c’était BEAUCOUP mieux avant.

Regardez ce qu’est devenu le rugby, ce beau jeu des années 70, mutilé par l’arbitrage vidéo et des changements de règles permanents : un sport pour haltérophiles dopés médicalement auquel plus personne ne comprend rien. Si le football garde sa beauté, c’est parce qu’il a su NE PAS évoluer.

L’arbitrage vidéo, nous le rejetons donc d’emblée et sans concessions. Mais nous pouvons argumenter spécifiquement (nous ne sommes pas des idéologues). Nous avons déjà expliqué, notamment, que l’arbitrage vidéo risquait d’augmenter les inégalités entre les bonnes et les mauvaises équipes.

Mais c’est surtout parce que l’arbitrage vidéo va altérer l’orgasme des footballeurs et des spectateurs après le but qu’il faut refuser ce changement imposé par les idiots utiles du progrès.

L’exemple de la start up «Verify Orgasm»

Pour le comprendre, je voudrais raconter une histoire qui a fait beaucoup de bruit localement dans la Silicon Valley, mais qui est méconnue en France (à tel point qu’il n’en existe aucune trace nulle part, c’est dire).

Une petite start up de Palo Alto, «Verify Orgasm», après avoir levé 20 millions de dollars, avait créé un boitier muni d’une sonde qui permettait de dire avec certitude si l’orgasme féminin était réel ou simulé.

Au lancement du produit, de longues queues enthousiastes se formèrent devant les magasins. Les hommes achetaient le boitier massivement. Ensuite, ils rentraient chez eux et faisaient l’amour en insérant la sonde conformément au mode d’emploi. Alors qu’ils ressentaient habituellement une immense joie en entendant les gémissements orgasmiques de leur amie, -joie qui déclenchait d’ailleurs souvent leur propre orgasme-, ils ne ressentirent cette fois qu’incertitude et angoisse. Une minute de flottement, le temps de consulter le boitier, de lire le verdict, «Real» (vrai) ou «Fake» (faux), avec la déception que l’on imagine, lorsque, -dans 60% des cas environ-, l’orgasme était invalidé par le mot «Fake»  sur le boitier.

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Très vite les ventes de Verify Orgasm chutèrent. En bourse, ce fut la débandade. Verify Orgasm fit faillite, ses fondateurs, ruinés, furent obligés de travailler dans un vrai métier utile et très mal payé.

Quelles leçons en tirer pour l’arbitrage vidéo ?

Le fiasco de Verify Orgasm l’a prouvé : les gens aiment tant le plaisir procuré par un orgasme, même faux, qu’ils ne veulent pas connaître la vérité.

De même, les spectateurs ne veulent pas qu’on annule des buts avec l’arbitrage vidéo. Ils refusent cette transparence orwellienne. La vérité ne les intéresse pas. Ils veulent profiter de leur plaisir, pas se poser des questions métaphysiques sur le vrai, le faux, le hors-jeu ou la main de Thierry Henry.

Comme tous les changements, l’arbitrage vidéo est donc une catastrophe, mais une catastrophe que l’on peut qualifier sans exagération de catastrophique, puisqu’elle touche au plaisir intime de chacun.

Ne cédons rien. Refusons le progrès. Profitons des buts, dans la joie ou la souffrance. Allez les bleus.

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