Pourquoi l’Argentine va-t-elle gagner la Coupe du Monde ? 

Parce que les arbitres en ont décidé ainsi. 

Cela est apparu clairement lors du match Algérie-Argentine. Lionel Messi a commis une faute qui méritait un carton rouge. Il a écrasé le mollet d’un adversaire. Or tout contact sur la jambe au-dessus de la cheville est sanctionnable d’un carton rouge. Il n’a même pas reçu un jaune. La presse à la recherche de gros titres faciles a préféré mettre en avant le triplé marqué par Messi mais cet incident est extrêmement significatif. 

L’arbitre de ce match était Szymon Marciniak. Nous le connaissons bien puisque c’est lui qui arbitrait la finale 2022 France-Argentine. Il s’était distingué par une incroyable clémence envers les brutalités des Argentins, et par quelques coups de sifflet intempestifs, propres à couper l’élan des attaques françaises. 

Le pire était déjà intervenu en quart de finales : l’Argentine avait éliminé la Hollande aux tirs aux buts après un match d’une grande âpreté, pour rester mesuré. A signaler en particulier une agression caractérisée de la part de Di Maria, qui avait adressé un tir violent en direction du banc hollandais sans aucun rapport avec le jeu. Là encore aucune sanction et globalement les Argentins n’avaient pas reçu les cartons qu’ils méritaient. 

Pour revenir à la Coupe du Monde 2026, on peut noter que l’arbitre de France-Sénégal, Alireza Faghani, n’a pas accordé à la France un pénalty pourtant évident aux yeux de tous (y compris les arbitres qui s’expriment comme consultants) à la suite d’une faute sur Mbappé alors que le score était de 0-0. L’arbitre est allé consulter l’écran de la VaR mais il n’a pas sifflé le pénalty (alors que dans ce genre de situation, l’arbitre qui va consulter la VaR accord le pénalty de manière presque systématique). Là encore la presse a très peu parlé de cet incident qui n’a pas empêché la France de l’emporter, mais il montre tout de même clairement le biais arbitral. 

On peut alors légitimement se demander quelle serait la raison d’un tel biais. 

Je ne prétends pas connaître mieux qu’un autre les arcanes douteux de la FIFA. Mais n’importe quel observateur attentif peut constater que ce ne sont pas les nobles objectifs de la beauté du sport, ou même de l’équité, qui ont présidé à l’organisation de cette Coupe du Monde. Le passage de 32 à 48 pays flatte les invités supplémentaires mais en augmentant le nombre de matchs (104 contre 64 auparavant et depuis 1998) il favorise surtout les revenus financiers. 

Parmi les impacts négatifs de cette ridicule inflation, notons que la qualification de 8 parmi les 12 troisième de poule va biaiser les derniers matchs : les équipes des dernières poules à jouer sauront quel résultat leur est nécessaire pour se qualifier alors que les équipes des premières poules ne bénéficieront pas de la même visibilité. Sans compter que cela augmente le nombre de matchs dont l’issue n’a peu ou pas d’importance. 

Dans cette ambiance trouble, quelle peuvent être les motivations des organisateurs pour favoriser l’Argentine ? Une me paraît évidente : mettre en pleine lumière la MLS (Major League Soccer), ligue américaine où Messi évolue depuis plusieurs années, dans le club de l’Inter Miami. Ce serait évidemment une grande première, et un atout décisif pour développer le football aux Etats-Unis (source de revenus supplémentaires pour la FIFA). 

Rappelons que lorsqu’il a remporté la Coupe du Monde au Qatar, Messi jouait au PSG, donc pour le Qatar. Ce serait un magnifique doublé. Ce sera un magnifique doublé. 

Il est évident aujourd’hui que les dirigeants de la FIFA usent de leur pouvoir de désigner les pays hôtes à des fins politiques et financières. Il est assez naturel qu’ils fassent ce qu’ils peuvent pour que la vainqueur serve aussi leurs intérêts. Cette année, comme en 2022, cela tombe sur l’Argentine. Ce fut déjà le cas en 1978, avec de véritables trucages dans l’organisation, nous pourrons y revenir. 

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